Suivi de la Barge à queue noire en Marais Breton
© Jean-Marc Rabiller

Suivi de la Barge à queue noire en Marais Breton

La LPO Vendée, en partenariat avec la Communauté de Communes Océan Marais de Monts et la LPO France, mène depuis plus de 10 ans un suivi bénévole de la population du Marais breton, la plus importante et la seule ayant une dynamique positive. Avec une centaine de couples, le Marais breton accueille plus de 60 % de la population française et plus de 60 % de la population des Pays de la Loire.

© Benoit Perrotin

La population se trouve dans un secteur de 52 km² environ, dans la partie sud du Marais breton (communes de Beauvoir-sur-Mer, Saint-Urbain, La Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts et Le Perrier). Le principal noyau de population se situe sur la frange marais salé/marais doux, appelée “marais sub-saumâtre”. Une petite population excentrée, assez mal connue mais estimée à 3-8 couples, se trouve dans le marais doux du Perrier, à 7 km à vol d’oiseau au sud-est du noyau principal.

La zone occupée par l’espèce en Marais breton est constituée d’une majorité de prairies permanentes exploitées pour la fauche ou le pâturage. Elle comprend une partie de marais doux (dont les fossés sont alimentés en eau douce provenant du bassin versant) et une partie de marais salé (dont les fossés et certains bassins sont alimentés en eau salée provenant de la mer par le mouvement des écluses).

Depuis 2004, un comptage concerté est organisé sur une journée, dans la dernière semaine d’avril ou la première de mai. Les équipes de volontaires parcourent à pied la principale zone de reproduction, en sillonnant la plupart des prairies. Ce comptage est reconduit d’une année sur l’autre et fournit une estimation du nombre de couples cantonnés (probablement sous-estimée). La pression d’observation en Marais breton est plus importante depuis 2012 en raison du programme de baguage. De nouveaux sites de reproduction ont ainsi été identifiés.

En 2015, une étude a permis de mieux caractériser les milieux préférés par l’espèce. En 2016 et 2017, les suivis et le baguage de poussins et d’adultes se sont poursuivis, permettant de mettre en évidence que le nombre d’individus reproducteurs est supérieur à nos estimations de terrain (au moins 230 oiseaux, le maximum dépassant 500). Enfin, en 2018 nous avons engagé un suivi de la réussite de reproduction dont les résultats seront bientôt disponibles.

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l’équipe de compteurs de 2015 — © Jean-Paul Paillat